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À l'épreuve de la vie nomade

2019 Mongolia
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Venus de de la communauté de Gwangju en Corée, les frères Simon, Christophe et Truyen ont passé 10 jours en Mongolie. Ils ont travaillé comme volontaires dans une école primaire des Sœurs de Saint Paul de Chartres et sont allés à la rencontre des nomades dans le désert. Le frère Truyen témoigne.

Découvrir le pays

Le pays est pauvre. Pendant longtemps, les ancêtres mongols vivaient dans des camps. Aujourd’hui, ces camps ont été remplacés par des buildings dans les grandes villes comme dans la capitale Oulan-Bator. Environ 30% de la population est encore nomade ou semi-nomade. La plupart des résidents sont adeptes du bouddhisme et beaucoup de gens ne suivent aucune religion. La plupart des citoyens appartiennent au peuple mongol, avec quelques minorités telles que les Kazakhs et les moines.

Quelques jours de volontariat

Accueillis par les sœurs, nous nous sommes d’abord assis pour discuter et créer un programme de travail commun. Parfois nous travaillons trop les uns à côté des autres dans notre mission, « chacun pour soi »… En Mongolie, nous avons œuvré pour la première fois à l’étranger. C’était une expérience pleine de sens : aider des élèves pauvres et s'unir pour travailler. Nos tâches à l’école primaire de Saint Paul de Chartres consistaient à décorer, nettoyer, réarranger tables, chaises et fournitures scolaires en vue de la rentrée des 40 élèves. Un service pour des jeunes qui sont l'avenir du pays, de la société et de l'Église.

Prendre le bâton de pèlerin

Nous avons voyagé pendant deux jours à travers le pays avec un autre groupe venu de Corée, TE QU, composé d’un prêtre et de neuf laïcs. Nous pouvons vraiment qualifier cette expérience de « pèlerinage », car nous avons prié ensemble, célébré l’Eucharistie et partagé nos repas. Nous sommes allés dans le désert de Gobi, où nous avons vécu dans des conditions difficiles. Pas d'eau pour se laver... la nuit, il faisait très froid. Surtout, nous sommes allés voir des familles pauvres et avons rencontré des gens qui allaient chercher de l'eau, bidon par bidon. Ainsi, nous avons mieux compris l’expérience de Jésus dans un désert sans eau et peuplé de bêtes sauvages. Sur les pistes, nous avons vu des bergers et des troupeaux de 200 à 300 moutons. Les bergers et leurs femmes vivent dans des tentes qu’il faut déplacer souvent. Le travail est très pénible, mais nous avons découvert une vraie vie intérieure chez ces nomades. Ils sont honnêtes et sincères.

Je me suis posé une question : pourquoi les bergers prennent-ils la peine de bouger sans cesse ? La réponse est que les moutons se déplacent constamment afin de trouver de quoi manger. Les bergers doivent donc se déplacer avec leur troupeau. En outre, en hiver, les moutons doivent se réfugier dans des grottes. À travers l'image du berger qui doit suivre le troupeau, je pense au catholicisme. Depuis le 13è siècle, le catholicisme en Mongolie a rassemblé  2% de la population seulement. Par conséquent, le champ de la mission est large et a besoin de travailleurs. Aujourd’hui, les prêtres doivent aller vers les agneaux. N’est-ce pas là le sens de notre devise à l’Assomption ? Nous devons œuvrer de toutes nos forces pour faire ADVENIR TON ROYAUME, en nous et autour de nous.

 

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