Menu Fermer

Notre fondateur

Emmanuel Joseph Marie Maurice Daude d'Alzon

Homme d'action, fougueux et courageux, Emmanuel d’Alzon était totalement dévoué à son maître, Jésus-Christ. Dans le sud de la France, sa région d’origine, les gens l'appelaient le "saint Paul du 19e siècle" ou le "chevalier de Dieu".

Une vie donnée

Emmanuel d’Alzon est né le 30 août 1810 au Vigan, dans le Gard, dans le sud de la France. Aîné de quatre enfants, il est né d'une famille aristocratique et profondément catholique des Cévennes. Alors qu'il achevait ses études théologiques à Rome, il fut ordonné prêtre le 26 décembre 1834.


À son retour en France, il choisit de rejoindre le diocèse de Nîmes. Ses premières années dans le ministère ont été consacrées à de nombreuses initiatives apostoliques telles que la création de groupes de jeunes, un foyer pour les mères célibataires, des bibliothèques pour les travailleurs, et d’innombrables retraites, conférences et sermons. En 1845, il fonde la congrégation des Augustins de l’Assomption.


En 1839, il fut nommé vicaire général du diocèse de Nîmes, poste qu'il occupa jusqu'en 1878, deux ans avant sa mort. Le père Emmanuel d’Alzon est mort à Nîmes le 21 novembre 1880. Le pape Jean-Paul II l'a déclaré "Vénérable" en 1991.

Un apostolat tourné vers l’éducation

En 1843, un de ses rêves les plus chers est devenu réalité : il acquiert une école secondaire, le collège de l'Assomption, à Nîmes, où il espère former des étudiants de la classe supérieure à entrer dans la société comme des ferments de changement pour un monde meilleur. Avec cet achat commence l'une des plus grandes luttes de la vie du père d’Alzon, une lutte pour obtenir le libre et plein exercice de l'éducation privée face au monopole de l'État. Son objectif est notamment de construire une université catholique. Il ouvre également une série de petits séminaires pour les enfants pauvres appelés "alumnats".

À Paris, il crée une organisation appelée Association Notre Dame de Salut, d’où naîtront deux grandes œuvres apostoliques : les pèlerinages en France (par exemple Lourdes) et en dehors de la France (Rome et la Terre Sainte) et la Bonne Presse (connue aujourd’hui sous le nom de Bayard Presse), une maison de publication internationale influente. Il fonde ces derniers apostolats comme répondant à "l'éducation sous ses diverses formes".

Les Augustins de l’Assomption

Encouragé par son amie et collaboratrice de toute sa vie, Mère Marie-Eugénie de Jésus, fondatrice des Religieuses de l'Assomption, Emmanuel d’Alzon fonde une congrégation masculine, les Augustins de l'Assomption, également connus sous le nom d’Assomptionnistes. Le fondateur souhaite une famille religieuse à la fois moderne et enracinée dans la tradition, c'est-à-dire sensible, à chaque époque, aux grandes causes de Dieu et de l'homme. Selon ses propres mots, le but de l’ordre est "de travailler à notre perfection en étendant le règne de Jésus Christ dans les âmes", en particulier par "l'éducation, la publication de livres, les œuvres de charité, les retraites et les missions étrangères" (premières Constitutions, 1855). Une vocation dont découle la devise : "Que ton règne vienne" !
Le père d’Alzon place la congrégation sous le patronage de saint Augustin, évêque d'Hippone, lui donnant son nom, sa Règle et sa tradition intellectuelle.

Aujourd’hui, la grande famille de l'Assomption est composée de cinq congrégations religieuses (une masculine et quatre féminines) : les Religieuses de l’Assomption, les Augustins de l’Assomption, les Oblates de l’Assomption, les Petites Sœurs de l’Assomption et les Orantes de l’Assomption.

Engagé pour l’unité de l’Église

Visitant fréquemment Rome, le père d’Alzon rencontre le pape Pie IX en 1862, une rencontre déterminante. Encouragé par le pape, il visite Constantinople et décide peu après d'investir une grande partie de son temps, de son énergie et de ses ressources pour répondre aux besoins de l'Église en Orient. Dans un profond désir d’unité pour l’Église, il souhaite notamment réconcilier les chrétiens orthodoxes avec Rome.

En quelques années, il envoie certains des premiers religieux en Bulgarie puis en Roumanie et en Turquie. En 1865, le père d’Alzon fonde une congrégation de religieuses, les Oblates de l'Assomption, pour aider les Assomptionnistes dans les missions étrangères.

En 1870, Emmanuel d’Alzon retourne à Rome, où il se bat pour la déclaration de la doctrine de l'infaillibilité papale. Tout au long de sa vie, il défend ardemment la papauté qu'il considère comme « le garant de l'unité de l'Église ». Après sa mort, des communautés s’établiront en Terre Sainte, Russie, Grèce et Yougoslavie.